| Le Maître |
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En cours de parution |
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| Sommaire | ||
| 1. Introduction | ||
| 2. dun Maître à lautre | ||
| 3. Maîtres et Maîtres | ||
| 3.1. les éleves d'O Sensei Morihei Ueshiba | ||
| 3.2. Les maîtres qui nont pas connu O Sensei | ||
| 3.3. Les faux maîtres | ||
| 3.4. Les maîtres fédéraux | ||
| 3.5. differents professeurs d'aïkido | ||
| 4. Maître, comportement et ethique | ||
| 4.1. Pour la discipline Aïkido | ||
| 4.2. pour les élèves | ||
| 4.3. Par rapport àux systèmes administratifs | ||
| 5. esprit mercantile et aïkido | ||
| 5.1. Évolution japonaise | ||
| 5.2. Évolution française ou occidentale | ||
| 5.3. Pédagogie | ||
| 6. Relation entre enseignant et enseignés | ||
| 6.1. devoirs et comportement du disciple | ||
| 6.2 Relations avec l'initiateur | ||
| 6.3. Relations avec le professeur | ||
| 7. Conclusion | ||
| 1. Introduction | ||
| La question de savoir si, pour progresser sur
la Voie, il est nécessaire de suivre l'enseignement d'un maître,
est des plus légitimes qui soient. Il est d'autant plus crucial d'y
réfléchir que l'on constate aujourd'hui, en Occident comme
en Orient, un désir sans cesse approfondi d'autonomie, de liberté,
d'épanouissement individuel A l'ère de la responsabilisation
croissante de chacun, quelle place pour l'élève en quête
de savoir, et quelle place pour l'homme d'expérience, de savoir et
de transmission ? Qu'est-ce qu'un maître ? A-t-on besoin dun Maître ? Peut-on apprendre sans un Maître ? La réponse semble tomber sous le coup de l'évidence : on ne peut pas se passer d'un maître pour guider les premiers pas sur la voie. Le progrès est à ce prix. Imagine-t-on dans notre monde moderne, que lon doive repasser par tous les stades de lévolution, réinventer sans cesse la roue ? En aïkido, la première phase va consister à assimiler rapidement les connaissances de base de la discipline, qui sont le fait d'un savoir ancestral, élevé au rang d'art par un véritable génie, sans avoir à les redécouvrir. Les avantages sont nombreux, surtout pour ce qui est de la motivation et de l'efficience du progrès (aspect yang). Mais, comme en toute chose dans la création, on trouve dans le même temps un effet pervers (aspect yin) : pour le disciple qui ny connaît rien a priori, il faut savoir choisir un Maître compétent. Comme, au premier stade de son apprentissage, ses critères de jugement sont bien étrangers à la pratique véritable - comment pourrait-il en être autrement puisquil n'a pas la culture nécessaire et que ses motivations sont souvent fort éloignées des objectifs profonds de la discipline - la mission est quasiment impossible, sauf à être favorablement porté par les vents du hasard. Lempreinte de son premier Maître sera pourtant bien plus importante quon ne limagine souvent. Elle conditionnera lourdement lavenir de laïkidoka. Il faut d'ailleurs être doté dune très forte personnalité pour admettre au bout dun certain temps que, le cas échéant, on sest trompé de Maître. Pour le pratiquant daïkido, le « Maître », est le professeur quil sest choisi entre tous. Ce choix conditionne son avenir : il ne se fait donc pas à la légère et en tous cas jamais en fonction de paramètres triviaux comme la qualité des douches du dojo, le montant de la cotisation, la fédération avec laquelle il collabore éventuellement, etc. Traditionnellement, le Maître est choisi pour sa réputation, ses qualités techniques et humaines, sa capacité à enseigner, sa recherche. Comme dans toutes les disciplines individuelles, après la maîtrise des rudiments, chaque individu exprimera sa personnalité en fonction de sa recherche propre. En effet il nexiste pas de standard dans la mesure où l'aïkido est un art. Chacun étant unique, il y a forcément autant de pratiques différentes que de pratiquants. Il serait par conséquent absurde de vouloir instituer une norme tant au niveau de la pratique que de l'enseignement de l'aïkido ! En effet : les niveaux détude différents, l'enseignement reçu de divers professeurs aux compétences différentes, lâge variant dun pratiquant à lautre, la condition et la constitution physiques, les motivations personnelles différentes, etc. font que chaque aïkidoka développe une pratique tout à fait personnelle. Ce qui faisait dire à Me Nakazono : « nessayez pas dimiter mon shi ho nage, vous ny arriverez pas ; il est le fruit de mon âge, de mon expérience et de mon physique. Trouvez donc le vôtre, celui qui vous correspond » (Ce qui ne doit pas pour autant être compris comme lautorisation de faire nimporte quoi.) Seul le professeur qui a formé un élève peut de fait avoir un jugement valable sur son travail puisqu'il est seul à connaître le parcours du pratiquant et seul à savoir ce quil a enseigné. Un Maître, si compétent soit-il, ne pourrait faire autre chose que de mesurer un écart entre le travail d'un étranger et sa propre conception de la pratique. C'est pourquoi au Japon, non seulement en aïkido mais aussi pour l'ensemble des pratiques traditionnelles, chaque enseignant reconnu pour avoir le statut de professeur évalue lui-même ses propres élèves, refusant toujours de grader un inconnu qui viendrait le solliciter : comment, en vrai maître, évaluerait-il ce qu'il ne connaît pas ? |
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| Il ne faut pas confondre maître
et gourou : |
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| la tradition japonaise veut que les élèves uchi deshi soient
24 heures sur 24 au service du maître, malicieusement aujourd'hui
les uchi deshi sont appelés « esclaves payants » en effet
notamment en Amérique des "maîtres Japonais" ont
créé des écoles d' uchi deshi : moyennant un tarif
élevé (plus que c'est cher plus c'est bon...) Des pratiquants
motivés d'Aïkido notamment des jeunes s'inscrivent pour être
esclaves pensant ainsi devenir de très bons pratiquants aïkido
voir à leur tour devenir des maîtres... Il n'est pas rare dans certains cours d' aïkido de voir les anciens tendres leur hakama au débutant pour que ceux-ci les plient. Destiné à tester la motivation des futurs professeurs ces travers de la tradition japonaise sont exploités détournés, par des gourous en herbe quelle que soit leur pays d'origine en effet en aïkido comme ailleurs paranoïaque et assoiffé de pouvoir sont aussi représenté parfois plus qu'ailleurs puisque la discipline permet d'assouvir leur travers. |
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| La pratique japonaise la pédagogie des deux arts martiaux est basée sur limitation du maître, shihan signifie modèle à imiter. C'est pourquoi des maîtres japonais sont souvent des caricatures d'un enseignement qu'il n'ont pas compris... Une anecdote résume bien mon propos : le fils d'un maître japonais nouvellement arrivé en France, prenait des cours de mathématiques, pour résoudre une équation, ils la recopiaient pendant des pages pensant qu'à force de recopier un jour et dans la solution ceci démontre bien l'approche japonaise... Cette approche fait que les gourous ont une clientèle avec ce type d'élève. | ||
| Pratiquées dans une fédération s'est aussi être soumis à celle-ci, on ne pourra faire carrière dans ce système fédéral qu'après avoir démontré longtemps sa soumission à ce système. | ||
| Mais comme le dit Peter : « apprendre bien obéir, ne veut pas dire que l'on saura commander, on saura simplement bien obéir... » | ||
| Et le but d'un pratiquant d'aïkido s'est de devenir autonomes. Exactement l'inverse d'un esclave, exactement l'inverse du sens du terme "do" de aïkido. | ||
| Le maître en aïkido est donc quelqu'un qui est par son parcours
sur la voie, peut montrer le chemin, éviter les écueils aux
jeunes pratiquants qu'ils suivent dans cette démarche. Il va donc donner les outils aux jeunes pratiquants pour faire face en toute autonomie à différentes situations. Comme dans une situation de combat (aspect martial) il faut faire face à une attaque prévue, anémie que l'on n'a pas choisie, s'adapter à une situation imprévue... Quels que soient les circonstances par son enseignement le maître d'aïkido doit donner une formation aux jeunes pratiquants qui lui permettent d'affronter avec succès seul toutes les situations que l'on peut trouver dans un dojo. Ces situations ne sont pas nécessairement des situations martiale sur le tapis, cela concerne tous les aspects du dojo, promotion du dojo, recevoir les cotisations, gestion rapports humains, lobaying avec les autorités, connaissances médicales minimum, connaître ses compétences et ses capacités. À fin de ne pas être un danger pour les autres. |
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| Evidemment cet uchi deshi fera des erreurs dans le dojo du maître,
ceci nuira au dojo et au maître, c'est pourquoi celui-ci devra rapidement
récupérer les erreurs, car ceux-ci sont inévitables,
comme une techniques celle-ci n'est pas tous le temps réussi, on
se trompe, ont fait des erreurs, mais on recommence pour améliorer. Le maître va donc opérer dans ces élèves les erreurs, voir si celle-ci ne sont pas une carence de sa formation et améliorer ainsi son enseignement. On dit que l'élève renvoie l'image du maître car pour beaucoup d'étudiants cela consiste à imiter le maître. Un des premiers travaille du maître sera que son étudiant ne l'imite pas, mais respectent son enseignement au travers de sa propre personnalité, ce qui n'est pas un exercice simple. |
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| Du point de vue de la pratique : | ||
| On ne devient pas un maître du jour au lendemain, parce qu'on a
choisi de lettres, parce qu'on donne des cours dans un dojo, parce qu'on
a passé un examen, presque en étudier pendant un certain nombre
d'années... Autant de critères subjectifs qui n'ont aucun
sens mais qui sont couramment véhiculés même par des
enseignants d'aïkido. En fait. On devient maître le deuxième jour de sa pratique... Cette notion est intimement liée à la notion de sempai (l'ancien). Le deuxième jour que l'on pratique on est capable de retransmettre son expérience à un jeune pratiquant qui débute le "kohai", évidemment cette expérience limitée, peut-être une heure de cours, mais une expérience de vingt ans d'aïkido est tout aussi limité, par rapport au chemin qui reste à accomplir, on a simplement une expérience plus grande, des notions plus justes, mais toute notre vie on progressera, on évoluera pour se rapprocher du "do"... C'est pourquoi la notion : "il faut avoir pratiqué pendant un certain temps X années...", il faut avoir passé « tel examen qui sanctionne compétences... » Sont des notions scolaires, occidentale, complètement stupide d'un point de vue martial, et de la voie donc de l'objectif de l'aïkido. Comme nous venons de l'expliquer le maître d'aïkido véritable progresse en même temps que ces élèves, lorsque ces élèves lui renvoient des notions incorrectes son premier réflexe est de dire : « ne serait-ce pas de ma faute, ai-je bien traité cette partie de l'enseignement... », comment ont le voit cette démarche est opposée à celle d'un gourou qui ne se trompe. jamais, il a toujours raison... C'est pourquoi un vrai maître reste modeste, il est loin d'être parfait, il ne se pose jamais en exemple on sait depuis un siècle plus c'est une erreur pédagogique fondamentale. Loin de faciliter la vie à son élève un maître va le maître situation de difficultés, car surmonter une difficulté c'est progressé... À condition que cette difficulté soit franchissable avec ses compétences, si ce n'est pas le cas l'élève à l'échec, et une succession d'échec le démotivera. Et c'est son élève dans une situation de consommateurs confortables, gâtés choyés... Mais pas un service à rendre, n'ayant pas de difficultés à surmonter, l'élève progressera pas. C'est pourquoi être passif dans un dojo, toujours avoir une bonne excuse pour ne pas faire, ne jamais s'investir dans quelque chose, se contenter de suivre son cours, nos produits que découragement et à terme l'arrêt de la pratique car celle-ci est insipide et non formatrice. élève et maîtres auront perdu leur temps... |
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| Du point de vue du comportement : | ||
| Un maître choisi sa place : | ||
| lorsqu'on arrive dans un dojo une des premières leçons et
d'apprendre où est sa place... En effet un dojo, n'est pas un club
ni une structure démocratique, tout est hiérarchisé
même sur le tatami des endroits sont plus importants que d'autres.
Le professeur se place au "tokonoma" , les élèves sont en face, les plus débutant à sa droite, les plus ancien sa gauche, les armes sont à leur place, les chaussures aussi, on choisit son partenaire tous les aspects de la pratique sont ici pour démontrer, pour former le pratiquant à cette idée chaque chose doit être sa place, chacun doit savoir ce qu'il a faire, sans qu'on ait lui dire (autonomie). Mais tout cela a déjà commencé avant la pratique : on a choisi sa discipline : aïkido, et non. Pas Judo karaté... On a choisi son dojo et non pas un club. On a choisi son professeur celui-ci est pas un autre. La chose importante est comment ces choix sont justifiés, un consommateur choisira d'après des critères triviaux : du prix de la cotisation, la qualité des installations, la proximité, s'il y a des jolies filles... Un vrai pratiquant choisira d'après des critères plus sérieux : l'aïkido convient mieux à ma recherche, à mon physique, ce dojo bien que les installations ne soit pas terribles à une pratique vraiment sérieuse, on voit bien que le professeur n'est pas une potiche, son enseignement s'exprime pleinement.... Appliquant ces préceptes du premier jour, des premiers cours, plus tard lorsqu' il gère son dojo le maître de ce n'est pas au service de : structure qu'il héberge, fédération... Il est le maître chez lui, il se met à un endroit où il peut enseigner librement. |
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| Un maître choisi ces élèves : | ||
| contrairement à ce que croit les babas cool, les soixante-huitards
attardés et autre consommateurs , le maître choisi ses élèves
, en bon artisan il choisi son chantier, à tout moment il peut refuser
un élève, l'empêcher monter sur tatamis malgré
qu'il soit à jours de ses cotisations ... L' élèves lui peut à tout moment partir du dojo, changer de dojo. |
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| Relations maîtres élève : | ||
| chaque élève est un cas particulier, ce qui convient à l'un ne convient pas à l'autre, chacun a une capacité différente autonomie... En dehors du cours va donc s'instaurer une relation de maître disciple. La tâche du maître est donc comme on l'a dit de gérer en autonomie aussi bien les situation martiale, que le comportement dans le dojo . Il ne faudra pas hésiter à renvoyer un élève si la pratique de l' aïkido se révèle le plus nocive qu'utile, de même s'il vient troubler la pratique est la vie du dojo. Il faut aussi comprendre que chacun à des limites et ne saurait franchir. Il faut donc au maître gérer ses élèves en fonction de leur capacité, c'est pour ça que chacun n'a pas même traitement, ni même les mêmes responsabilités. | ||